Résilience vs résistance : arrêtez d’encaisser, apprenez à rebondir

Introduction

Beaucoup de femmes ont appris très tôt à encaisser.

Face à l’adversité, aux échecs, aux situations difficiles dans leur vie professionnelle, elles continuent d’avancer.

Elles gèrent un stress professionnel, une charge de travail, parfois une surcharge de travail, tout en essayant de supporter le stress sans montrer leurs vulnérabilités.

Alors elles tiennent.

Elles continuent malgré les situations de stress, les sources de stress, les facteurs de stress qui s’accumulent dans leur milieu professionnel.

Mais derrière cette apparente force se cache souvent un épuisement psychologique.

Car tenir face au stress n’est pas la même chose que développer une véritable résilience.

On peut continuer à fonctionner sous pression, avec un niveau de stress élevé, un stress chronique, voire un début de burn out, sans réellement se reconstruire.

C’est là qu’intervient le concept de résilience.

La notion de résilience ne consiste pas simplement à résister aux perturbations, aux chocs ou aux traumatismes.

Elle correspond à une capacité à surmonter les épreuves et à transformer les événements traumatiques en apprentissages.

Dans cet article, nous allons comprendre :

  • pourquoi la résistance est souvent glorifiée dans le milieu professionnel
  • pourquoi encaisser le stress au travail ne permet pas toujours de guérir
  • comment développer la résilience pour mieux gérer le stress au travail et rebondir après des situations traumatiques.

Pourquoi on glorifie trop la résistance

La culture de l’endurance face au stress

Dans beaucoup d’organisations, savoir faire face au stress est considéré comme une qualité professionnelle.

Les personnes capables de travailler sous pression, dans un travail stressant ou un stress au bureau, sont souvent valorisées.

On admire celles qui continuent malgré :

  • une charge de travail importante
  • un stress en entreprise
  • une surcharge de stress
  • des générateurs de stress permanents.

Mais cette logique peut être dangereuse.

Car un stress négatif, un stress chronique ou un stress professionnel prolongé peut provoquer :

  • un épuisement
  • de l’anxiété
  • un burn out
  • des symptômes de stress.

Les conséquences du stress peuvent alors affecter la santé mentale et le bien-être au travail.

L’injonction à être forte

Beaucoup de femmes ont intégré l’idée qu’il faut résister au stress et continuer coûte que coûte.

Elles essaient de gérer leur stress, de mieux gérer son stress, parfois sans réellement comprendre les causes du stress.

Mais lorsqu’on reste trop longtemps soumis au stress, le corps réagit.

La réaction de stress active des mécanismes physiologiques : l’amygdale et le cortex déclenchent la libération d’adrénaline et de cortisol.

Ces hormones du stress permettent de réagir face à une menace.

Mais lorsque cet état de stress devient permanent, il peut créer un stress chronique qui fragilise l’équilibre psychique et émotionnel.

Le silence face aux épreuves

Dans certains contextes professionnels, parler de ses difficultés reste tabou.

Beaucoup de personnes préfèrent subir le stress plutôt que d’en parler.

Elles vivent seules :

  • des revers professionnels
  • des échecs
  • des expériences traumatiques.

Mais ignorer ces traumatismes psychologiques ne les fait pas disparaître.

Ces expériences peuvent laisser une trace post traumatique, parfois proche du stress post traumatique.

Résister : quand tu encaisses sans guérir

La résistance consiste souvent à continuer malgré la douleur.

On avance.

On gère ses responsabilités.

Mais intérieurement, le mal-être persiste.

Certaines expériences professionnelles peuvent être douloureuses :

  • un projet qui échoue
  • une injustice
  • une humiliation professionnelle.

Ces événements deviennent parfois des traumatismes invisibles.

Sans processus de résilience, ces expériences peuvent créer :

  • des émotions négatives
  • un niveau de stress élevé
  • un stress supplémentaire.

Peu à peu, la personne peut se sentir submergée par le stress.

Résilience : la capacité de rebondir

La résilience personnelle est une aptitude psychologique à rebondir après l’épreuve.

Le processus de résilience permet de transformer un événement difficile en apprentissage.

Selon plusieurs travaux en psycho, notamment ceux de Boris Cyrulnik ou les réflexions inspirées de Serge Tisseron, la résilience repose sur plusieurs facteurs de résilience.

Ces facteurs de protection peuvent inclure :

  • le soutien social
  • le coaching
  • un accompagnement par un thérapeute
  • la psychanalyse
  • le développement de l’intelligence émotionnelle.

Les personnes résilientes ne sont pas celles qui ne souffrent jamais.

Ce sont celles qui développent une capacité de résilience pour transformer l’épreuve.

Résilience et gestion du stress

Développer la résilience implique souvent d’apprendre à gérer le stress.

La gestion du stress au travail peut inclure différentes techniques de gestion du stress :

  • pleine conscience
  • sophrologie
  • relaxation
  • respiration
  • lâcher prise.

Ces approches permettent de :

  • réduire le stress
  • limiter le stress
  • libérer du stress
  • retrouver une forme de sérénité.

Certaines entreprises mettent même en place des formations en gestion du stress ou des programmes de gestion du stress pour améliorer le bien-être au travail.

Les piliers de la résilience

L’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle permet de mieux comprendre ses émotions, notamment les émotions négatives.

Elle aide à développer des émotions positives comme l’optimisme.

Une attitude optimiste est un puissant facteur de résilience.

Le soutien et l’accompagnement

Le coaching ou l’accompagnement par un psychiatre ou un thérapeute peut aider à reconstruire une résilience personnelle.

Ces approches permettent de prendre du recul, comprendre ses réactions et mieux gérer son stress.

L’environnement professionnel

Le lieu de travail joue aussi un rôle important.

Une organisation du travail saine limite les risques psychosociaux et réduit les sources de stress.

À l’inverse, une surcharge de travail ou une mauvaise organisation peut engendrer un stress important.

Passer de la résistance à la résilience

Passer de la résistance à la résilience demande un travail intérieur.

Il s’agit de :

  • comprendre le stress
  • identifier les générateurs de stress
  • apprendre à gérer son temps
  • savoir déléguer
  • développer une bonne gestion du stress.

Certaines pratiques comme la pleine conscience, la respiration ou la sophrologie peuvent aider à déstresser et à alléger le stress.

Le vrai rebond commence quand tu arrêtes d’encaisser

La résilience ne consiste pas simplement à résister au stress.

Elle consiste à :

  • comprendre les situations de stress
  • transformer les épreuves traumatiques
  • reconstruire une force de résilience.

C’est ce qui permet de faire face à l’adversité et de faire preuve de résilience dans les moments difficiles.

Conclusion

La résistance peut être utile pour traverser une épreuve.

Mais rester trop longtemps dans la résistance peut conduire à l’épuisement, au stress chronique ou même au burn out.

La résilience au travail permet d’aller plus loin.

Elle aide à :

  • faire face au stress
  • transformer les traumatismes
  • retrouver une sérénité mentale
  • reconstruire une trajectoire plus solide.

Car la véritable force ne consiste pas seulement à encaisser.

Elle consiste à rebondir face aux épreuves.